Entre forêts de Pontarmé et d’Ermenonville le 18 novembre

Nous sommes un groupe de 18 randonneurs en ce beau dimanche de novembre.

Une petite triplette arrive au rendez-vous de Pantin avec un retard notable, ce qui lui vaut quelques réflexions amusées. Mais la journée est à nous, ce n’est pas grave. Le groupe au complet nous prenons la direction de l’Oise.

Thiers-sur-Thève est le lieu de départ du parcours du jour proposé par Annick, « la Butte aux Gens d’Armes ». Ce petit village nous surprend avec les ruines de son château du XIIIème siècle. La bâtisse n’a été château seigneurial que peu de temps. Il fut rapidement acquit par l’évêque de Beauvais qui en fit une résidence de campagne pour lui et ses successeurs. Le château fut assez rapidement ruiné et connu une vie mouvementée. Aujourd’hui on y voit des maisons côtoyant l’enceinte.

Il est 9h00. C’est sous les murs de ce monument que débute notre randonnée. La campagne est bien blanche. La température de la nuit a laissé sa marque. Le soleil a bien du mal à réchauffer les randonneurs qui sortent de la douce chaleur des voitures.

Rapidement, le chemin nous conduit dans la forêt de Pontarmé. Il n’y a pas de marquage, aussi faut-il bien suivre les indications de Visorando et bien étudier la carte. Après quelques hésitations, Annick emmène son groupe sur la bonne piste. Le terrain est plat et la marche facile.

La nature a pris les couleurs de l’hiver. Le rouge et le jaune se substituent à la verdure de l’été. La forêt s’éclaircit. Le regard porte plus loin.

Le terrain devient un peu plus mouvementé. S’il y a une Butte aux Gens d’Armes, cela veut dire qu’il faut y monter. Sur la pente, le sable ne facilite pas toujours la progression. Après 5 km nous atteignons cette fameuse Butte. Une petite pause permet de se regrouper. Certains en profitent pour se restaurer ou boire quelques gouttes d’une eau bien fraîche.

Trouver la bonne direction pour repartir, et nous voilà à nouveau en file indienne sur un sentier. Quelques racines piégeuses obligent à bien observer où l’on met ses pieds.

Le soleil est maintenant bien présent, le bleu du ciel est magnifique, mais pour autant, la température est toujours aussi basse.

Des champignons ! Sous les sapins et les fougères de jolis points jaunes attirent l’œil des amateurs. Plus question de randonner, c’est l’heure de la cueillette . . . notre moyenne horaire en prend un coup ! Les sacs se remplissent vite. Même après avoir repris notre chemin, certains ne résistent pas la tentation, l’offre est trop belle.

C’est ainsi que nous arrivons à un carrefour où le papier nous dit de tourner à droite et la carte nous dit à gauche. Dilemme ! Annick décide de nous conduire à gauche, bonne pioche. Un amas de rochers propice au pique-nique nous est promis. Encore quelques centaines de mètres, un sentier sur la gauche, une petite grimpée, nous y sommes. Endroit idéal pour notre pique-nique, de gros rochers nous servent de table ou de chaise, le soleil illumine l’endroit. Que demander de plus, même s’il n’est pas encore midi ?

Le pique-nique avalé, la fraîcheur toujours présente nous pousse à reprendre notre parcours. Le retour se fait à bonne allure. Les endroits découverts permettent au soleil de se montrer à son avantage.

La forêt est belle sous les rayons du soleil. Admirant le spectacle de cette nature éblouissante, je n’aperçois pas une petite souche au milieu du chemin et m’étale de tout mon long, heureusement sans bobo.

A la hauteur de la Maison Forestière nous retraversons l’autoroute. L’endroit est bien connu des vététistes du club qui y passent très souvent. Une hésitation, un chemin à gauche, c’est le bon. Encore quelques centaines de mètres et nous voilà de retour.

Un joli parcours de 16 km dans une belle nature.

Prochain rendez-vous dans deux semaines du côté du Mémorial Charles Péguy (Neufmoutiers – 77).

Jacques